La Pianiste dans la maison parentale

Sur le formulaire de candidature d’EnergieEffort, c’est certainement avec un fin sourire qu’elle a tapé sur son clavier la réponse lui demandant si elle joue d’un instrument: «Bien sûr, puisque je suis pianiste.» Dagmar Clottu n’a jamais vécu ailleurs qu’ici, au chemin des Landes à Bienne: dans la maison de 180m2 de ses parents. Son père l’avait construite un an avant sa naissance, en 1952. C’était un architecte, qui jouait bien du piano. Sa mère était pianiste et enseignait le piano. À côté de l’entrée du chemin des Landes 22, une vieille enseigne de cuivre annonce: «École de piano – Lucienne Clottu».

Élève de sa mère

À six ans, Dagmar Clottu a commencé à jouer avec sa mère. Elle en a hérité sa passion pour le piano. Au salon se trouve encore, comme noyau de vie et de créativité, un imposant piano à queue noir Bösendorfer. Malicieusement rempli à ras bord de petits animaux en étoffe et en peluche, comme on en trouve d'ailleurs éparpillés dans toute la maison. Aux murs sont suspendus de nombreux tableaux colorés du peintre neuchâtelois Aloys Perregaux, un ami de la maison.

Youri, Lara et Grisha

Depuis la mort de ses parents, la pianiste de concerts vit avec ses trois chats Youri, Lara et Grisha dans la maison. Pour ces noms russes, Dagmar Clottu s’est inspirée du film «Le Docteur Jivago». Elle a résilié son abonnement de télévision câblée. Elle préfère visionner de vieux films en DVD. Cela suffit. Dans une écurie à Orvin, se trouve Tamino, son cheval. Plusieurs fois par semaine, elle prend le bus pour Orvin et y selle Tamino pour de longues randonnées au pied sud du Jura. De retour à la maison, les semaines précédant des concerts, elle s’assied au piano à queue, jusqu’à cinq heures par jour. Entre deux, elle s’occupe d’élèves privés. Elle a enseigné quelques années à la « Hohe Pädagogische Schule » de Berne-Muristalden, mais depuis que ce poste a été supprimé, elle est partiellement au chômage. Elle est engagée à 30%  depuis 2001 à la Haute Ecole Pédagogique de Bienne et de la Chaux-de-Fonds.

Prix et voyages

Dagmar Clottu a donné son premier concert à sept ans. À 17 ans, elle a transmis son savoir aux premières élèves de sa mère, ce qui faisait partie de la formation professionelle. Elle entre ensuite au Conservatoire de Bienne, obtient son premier diplôme à 19 ans. Ensuite, ses études la conduisent à Neuchâtel et Genève, où, à 22 ans, Dagmar Clottu obtient son diplôme de pianiste de concerts, doté de façon prometteuse du « Prix Paderevski » pour la meilleure moyenne de notes. Plus tard, elle passera une demi-licence de musicologie et d’allemand à l’université de Genève. Aujourd’hui encore, elle aime lire Goethe. Un début éclatant de carrière plein d’affinités amicales et spirituelles (par exemple, Martha Argerich, modèle et amie à la fois), de prix et voyages de concerts à travers la moitié de l’Europe, l’Amérique latine, les USA et en Israël.

Le temps pour du contemporain

«La pianiste biennoise vit une vie tranquille rythmée par ses concerts», écrivait récemment avec sensibilité un journaliste de l'hebdomadaire Biel Bienne à son sujet. Comme présentation des concerts biennois de l’année d’EnergieEffort 2010 «Ars Musica», qu’elle chapeaute depuis 1988. Dagmar donne généralement un concert une fois par mois. Elle interprète seule, ou avec des amis musiciens, ou des compositeurs allant de Bach à Bartok, en passant par les romantiques comme Chopin et Liszt, ou Schumann. Régulièrement elle inscrit des pièces de compositeurs contemporains régionaux. Ainsi, elle a présenté, entre autres, des œuvres de Daniel Andres de Bienne, ou d’Alfred Schweizer de Douanne. 

Die Pianistin im Elternhaus

Die Antwort auf die Frage nach dem Spielen eines Instruments im EnergieEffort-Bewerbungsbogen hat sie bestimmt mit einem feinen Lächeln in den Computer getippt: «Bien sûr, puisque je suis pianiste.»  Dagmar Clottu hat nie anderswo gewohnt als hier, am Bieler Heideweg. Im 180m2-Haus ihrer Eltern. Der Vater hat es ein Jahr vor ihrer Geburt 1952 gebaut. Er war Architekt, der gut Klavier spielen konnte. Ihre Mutter war Pianistin und Klavierlehrerin. Neben dem Eingang zum Heidenweg 22 hängt ihr altes Kupferschild: «Ecole de piano – Lucienne Clottu».

Mutters Schülerin

Dagmar Clottu hat mit sechs Jahren bei ihrer Mutter zu spielen begonnen. Von ihr hat sie die Passion für das Piano geerbt. Im Wohnzimmer steht heute noch – ganz  Lebenszentrum und Kreativitätszelle – ein wuchtiger schwarzer Bösendorfer-Flügel. Neckisch vollgepackt mit kleinen Stoff- und Plüschtieren, wie sie im ganzen Haus zu finden sind. An den Wänden hängen viele bunte Bilder des Neuenburger Malers Aloys Perregaux, ein Freund des Hauses.

Youri, Lara und Grisha

Seit dem Tod ihrer Eltern lebt die Konzertpianistin mit den drei Katzen Youri, Lara und Grisha im Haus. Für ihre russischen Namen liess sich Dagmar Clottu vom Film «Dr. Schiwago» inspirieren. Sie hat das Kabelfernseh-Abonnement gekündigt. Sie schaut sich alte Filme lieber auf DVD an. Das reicht.

In einem Stall in Orvin steht Tamino, ihr Pferd. Mehrmals pro Woche fährt sie mit dem Bus nach Orvin und sattelt Tamino für lange Ausritte am Jürasüdfuss. Wieder daheim sitzt sie vor den Konzerten über Wochen bis zu fünf Stunden pro Tag am Flügel. Dazwischen betreut sie Privatschüler. Sie unterrichtete einige Jahre an der "Hohe Pädagogische Schule" in Bern-Muristalden bis das Pensum gestrichen wurde. Danach wurde sie teilarbeitslos. Seit 2001 ist sie zu 30% an der "Haute Ecole Pédagogique de Bienne et la Chaux-de-Fonds" engagiert.

Preise und Reisen

Ihr erstes Konzert spielte Dagmar Clottu mit sieben Jahren. Mit 17 gab sie ihr Können an die ersten Schülerinnen der Mutter weiter, das gehörte zur professionellen Ausbildung. Es folgte das Konservatorium in Biel, das erste Diplom mit 19 Jahren. Dann Studien in Neuenburg und Genf, wo sie, mit 22 Jahren ihr Diplom als Konzertpianistin erwarb, verheissungsvoll garniert mit dem „Prix Paderevski“ für die beste Durchschnittsnote. Später schloss Dagmar Clottu ihr Teil-Lizentiat in Musikwissenschaften und Deutsch ab. Sie liest heute noch gerne Goethe. Ein glanzvoller Start einer Karriere voller musikalischer Freund- und Seelenverwandschaften (z.B. Martha Argerich, Vorbild und Freundin zugleich), Preise und Konzertreisen durch halb Europa, Lateinamerika, den USA und nach Israel.

Zeit für Zeitgenössisches

«Die Bieler Pianistin lebt ein ruhiges Leben im Rhythmus ihrer Konzerte», hat jüngst ein BielBienne-Journalist feinfühlig über sie geschrieben. Als Vorschau auf die von ihr seit 1988 betreuten Bieler «Ars Musica»-Konzerte des EnergieEffort-Jahres 2010.  Dagmar gibt meist einmal pro Monat ein Konzert. Sie interpretiert solo, oder in Begleitung von befreundeten Musikern Komponisten von Bach bis Bartok, über Chopin, Liszt und Schumann. Sie spielt auch regelmässig Stücke zeitgenössischer, regionaler Komponisten. So bringt sie etwa Werke von Daniel Andres aus Biel oder von Alfred Schweizer aus Twann zur Uraufführung.

 

 

 

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