Ehepaar im Mehrfamilienhaus an der Rüschlistrasse 21

Carolina und Marco Caccivio wohnen an der Bieler Rüschlistrasse 21 in der «Bel-Etage». Ganz zu oberst unter einem Flachdach, das von ihrer Deckenheizung mitbeheizt wird. Es bleibt so auch im tiefsten Winter kaum lange schneebedeckt. Dreieinhalb sonnendurchflutete Zimmer im 5. Stock. Eine von 19 1-Zimmer- bis 4.5-Zimmer-Wohnungen. Das Mehrfamilienhaus wurde in den frühen Sechzigerjahren erbaut. Das Ehepaar Caccivio lebt mit den beiden Katzen Carina und Susi, zwei Terrassen und einem imposanten Weitblick rundherum auf die Stadt Biel, die Umgebung und das oft auch in der Nacht hell beleuchtete Treppenhaus des Warenhauses Manor. Mitten in Caccivios Wohnzimmer steht eine graue Rampe. Sie führt zur Dachterrasse.

Carolina im Rollstuhl

Carolina Caccivio ist seit ihrer Geburt 1962 im luzernischen Emmen körperlich behindert. Bis zum achten Lebensjahr wurde sie im Kinderwagen herumgeschoben, dann bekam sie einen ersten Rollstuhl. Sie ist seit dem 13. Mai 2000 mit Marco (41) verheiratet, den sie drei Jahre zuvor über eine gemeinsame Bekannte kennengelernt hatte.

Marco auf der Seilbahn

Marco arbeitet als Kondukteur bei der Biel-Leubringen-Seilbahn. Er lacht viel, kocht gerne, ist Mitglied der Grünen und würde den öffentlichen Verkehr in Biel gerne kostenlos anbieten. Carolina sagte in der berührenden Porträt-Broschüre «Sitzend auf eigenen Füssen stehen» von Fotografin Flavia Trachsel und Katharina Rederer: «Die Jahre mit Marco sind die besten in meinem Leben.»

Es geht auch ohne

Vor Jahren haben die beiden aus finanziellen Gründen Carolinas Auto verkauft. Das sorgte besonders unter Behinderten für viel Kopfschütteln und gab zu reden. Denn für Behinderte sei ein Auto quasi ein Statussymbol, eigentlich unverzichtbar, sagt Carolina und lacht. Sie reist gerne mit dem Bus und der Bahn. Sie schätzt den Komfort von heute: Sie kann sich eine Stunde vor Abreise telefonisch anmelden, die Unterstützung beim Ein- und Umsteigen klappt zu 99 Prozent. Da ist sie sich einiges anders gewohnt.  Noch in den Siebzigerjahren musste Carolina auch im tiefsten Winter und bei Minustemperaturen drinnen als Rollstuhlgängerin jeweils im Gepäckwagen mitreisen. Im Sommer war es oft unerträglich heiss.

Couple résidant dans une maison plurifamiliale à la rue du Rüschli 21

Carolina et Marco Caccivio résident à la rue du Rüschli 21 à Bienne, au «Bel-Étage», tout en haut, sous un toit plat réchauffé par leur chauffage par le plafond. Il ne reste donc jamais longtemps couvert de neige, même au cœur de l’hiver. Trois pièces et demi baignées de soleil au 5e étage, soit l’un des 19 logements d’une pièce à quatre pièces et demi. L’immeuble a été construit au début des années 60. Le couple Caccivio vit là avec ses deux chattes, Carina et Susi, jouissant de deux terrasses et d’une vue imposante à 360° sur Bienne, les alentours, et la cage d’escalier du grand magasin Manor souvent bien éclairée, même la nuit. Une rampe grise menant à la terrasse sur le toit trône au milieu du salon.

Carolina en fauteuil roulant

En effet, Carolina Caccivio est handicapée physique depuis sa naissance en 1962 à Emmen, canton de Lucerne. On l’a déplacée dans une poussette jusqu’à l’âge de huit ans ; âge auquel elle a reçu un premier fauteuil roulant. Elle a épousé Marco (41 ans) le 13 mai 2000, après avoir fait sa connaissance trois ans auparavant par le biais d’une relation commune.

Marco en funiculaire

Marco travaille en qualité de conducteur au sein de la Société du funiculaire Bienne-Evilard. Il rit beaucoup, cuisine avec plaisir, fait partie des Verts, et proposerait volontiers la gratuité des transports publics à Bienne. Carolina affirme, dans la touchante brochure dressant son portrait «Voler de ses propres ailes tout en étant assise» (traduction libre), de la photographe Flavia Trachsel et de Katharina Rederer : «les années passées avec Marco sont les plus belles de ma vie.»

On peut faire sans

Le couple a vendu la voiture de Carolina il y a des années déjà, pour des raisons financières, ce qui a causé beaucoup de perplexité et alimenté bien des discussions, notamment entre personnes handicapées. En effet, la voiture est presque un symbole de statut social vraiment indispensable pour les handicapés, affirme Carolina en riant. Elle voyage volontiers en bus et en train, appréciant le confort d’aujourd’hui. Elle s’annonce par téléphone une heure avant le départ, et l’assistance pour monter dans, et changer de train, joue dans 99% des cas. Là, elle s’est habituée à quelques changements. Dans les années 70, en tant que personne handicapée en fauteuil roulant, Carolina devait encore voyager dans le fourgon à bagages, même au cœur de l’hiver et par des températures au-dessous de 0oC, alors qu'en été la chaleur y était souvent insupportable.

 

 

 

 

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